samedi 30 janvier 2010

Tourisme, Tout-Risque

Suite à la lecture d’un commentaire visiblement engagé d’un résident de Mont-Laurier sur l’entrée de ville et le kiosque touristique, je me permets donc cette semaine de vous faire part de certaines idées d’aménagement à ces égards.

Tout d’abord, la question du site actuel du kiosque touristique se doit d’être posée. Est-ce que ce serait parce que la ville a eu le terrain à très bon prix ou si l’on tenait vraiment à ce que tous les touristes venant du Sud continuent leur route vers le Nord sans avoir tourné vers notre centre-ville ? Car effectivement, stratégiquement parlant, son emplacement est loin de mettre la ville à son avantage. Après avoir emprunté notre merveille de boulevard, le visiteur tombe sur un très esthétique point d’interrogation qui indique que le « petit local bleu poudre » est l’endroit où obtenir des informations sur la ville et ses environs. Déjà, un grand travail architectural est de mise. Entre autres pour démontrer que la région est fière de ce qu’elle a à offrir, surtout lorsque l’on connait les efforts des élu(es)s et citoyen(nes)s pour promouvoir le tourisme dans la région.

Pourquoi ne pas utiliser ce bâtiment comme une façon de promouvoir les matériaux locaux comme le bois et la pierre ? Ou mettre en valeur les artisans de la région ? Et même encore, devenir le premier bâtiment écologique des environs – toits verts, système de géothermie, valorisation de l’éclairage naturel, récolte des eaux pluies, etc. Des investissements de cet ordre sont certes très impliquant pour une ville, mais avec un regard davantage axé vers l’avenir on comprend que les effets à long terme ne seraient que bénéfiques et créeraient aussi un pouvoir d’attraction non négligeable.

De retour à l’épineuse question de la localisation. Est-ce que le coin de la rue Hébert, près de la piste du Petit Train du Nord (stratégique !), ne pourrait pas être envisagé ? L’immense stationnement du IGA en façade est-il vraiment nécessaire ? Les principes d’aménagement d’autrefois ont aussi laissé la coopérative agricole installée ses silos en plein champ visuel sur le boulevard… Bref, il y aurait certainement quelque chose à faire dans ce secteur pour implanter un bureau touristique et ainsi faire bifurquer les gens vers la rue de la Madone par la rue Hébert. Le terrain de l’ancien restaurant L’Authentico pourrait aussi être aménagé pour recevoir le kiosque et lui aussi faire entrée plus facilement les visiteurs dans le centre névralgique. Avec un aménagement paysager de qualité vers l’arrière donnant sur le ruisseau, on aurait sûrement un espace public plus attractif pour le kiosque et pour cette portion du boulevard.

En terminant, j’aimerais souligner l’effort du panneau (en bois !) nous indiquant qu’on est dans le centre-ville, au coin de la rue Du Pont et du boulevard. Malheureusement, il n’est aucunement mis en valeur. Quand plusieurs résidents s’étonnent encore de ne jamais l’avoir vu, on comprend que le message n’a pas passé. Revoir sa localisation, sa forme, sa volumétrie bref, valoriser notre centre-ville !

J’aimerais vraiment vous entendre concernant ces sujets. J’attends donc vos propositions d’aménagement, de concept architectural, d’affichage et de localisation pour le kiosque touristique. Par le fait même, comment mettriez-vous en valeur les entrées du centre-ville ? Laissez aller votre imagination !

jeudi 7 janvier 2010

Rebonjour ! Et Bonne Année à tous et à toutes!

Veuillez excuser mes dernières absences dans le journal, l'université accaparait toutes mes facultés (surtout lorsqu'il est question de fin de session) et le congé des fêtes était bien mérité!

Je tiens d'abord à remercier tous les gens qui ce sont prêtés à mon exercice de réflexion sur l'aménagement du boulevard Albiny-Paquette. Toutes les propositions sans exception étaient légitimes et mériteraient d’être entendues par les élus et décideurs. Et même si le nombre de commentaires reçus ne peut être représentatif des opinions de la majorité des gens de la région, je peux tout de même vous affirmer que tous s’entendaient pour dire une chose: le boulevard est d’une laideur comme on retrouve dans plusieurs villes industrialisées du Québec. Il n’est pas sécuritaire pour les piétons ni pour les cyclistes et ses chaînes de restauration accommodant principalement les gens de passage ne sont pas d’une grande fierté pour les résidents et amateurs de bonne cuisine de la région. Il devient clair que notre boulevard nécessite une revitalisation d'envergure. Pourtant la désillusion face à la réalisation de ces idées est omniprésente dans l’ensemble de vos commentaires. Il est vrai que ces préoccupations urbanistiques ne semblent pas faire partie des priorités des élus, crise économique oblige, on imagine… Mais j’ai encore de la difficulté à m’expliquer comment une métropole comme Montréal a plus d’arbres dans ses rues, boulevards et parcs que notre ville construite sur l’industrie forestière et se voulant « d’un naturel accueillant ». Ainsi, vous m’entendrai souvent parler de volonté politique, et cet exemple le relate bien. C’est bien beau de clamer à la crise économique et au manque de fonds municipaux, mais d’autres petites villes du Québec (dans des états parfois bien plus critiques) s’en sortent plutôt bien et ont droit à des aménagements de qualité améliorant la qualité de vie de leurs citoyens. Comment ont-ils fait ? En écoutant leurs citoyens, en se concentrant sur leurs forces locales (économie sociale, promouvoir les achats locaux, aide aux producteurs locaux, aux groupes communautaires, etc.) et en ayant une vision à long terme de leurs perspectives de développement et d’aménagement. Bref, loin de moi le désir de faire le procès de qui que ce soit, mais la question du pouvoir politique reviendra souvent dans cette chronique, tout simplement parce qu’elle est à la base de tout projet d’aménagement.

Je voudrais maintenant faire mention des différentes idées soulevées suite à ma question sur le réaménagement du boulevard Albiny-Paquette. Ainsi, un aspect souvent mentionné est l'absence de piste cyclable. En effet, quelle aberrance de devoir prendre l'automobile pour apporter son vélo à la piste cyclable (quand on demeure à distance raisonnable bien sûr). Deux propositions : une piste cyclable sur un côté du boulevard pourrait remplacer le terre-plein où le gazon est plutôt inexistant. Elle pourrait même être utilisée l’hiver pour le déplacement des motoneiges. Encore faudra-t-il y ajouter quelques arbres pour convaincre les plus récalcitrants à laisser tomber leurs véhicules de temps à autre ! D’autres parlent de créer un aménagement aux abords du ruisseau Villemaire pour rejoindre le centre-ville pour connecter la piste du Petit Train du Nord avec notre centre névralgique. Wow ! Ça changerait tellement notre ville. Pour ma part, je ne fais pas de compromis, je vote pour les deux !!


Un autre aspect critique du paysage du boulevard est l’affichage commercial. En effet, croyez vous que deux belles rangées d’arbres ne s’arrimeraient pas mieux avec des affiches plus travaillées, en bois par exemple (matériau local en plus !) qu’avec des néons et affiches fluorescentes disposées n’importe où, n’importe comment ? L’effort a été fait sur la Madone, mais le boulevard n’y a pas eu droit. On attend toujours…
Bizarrement, personne ne m’a parlé de la synchronisation des feux de circulation, sauf pour m’indiquer qu’on semble mettre trop d’emphase sur ceux-ci tandis que l’on oublie les piétons. En effet, le temps restreint accordé aux piétons voulant traverser le boulevard, spécialement pour les personnes âgées ou à mobilité réduite est un problème. Il existe pourtant des moyens efficaces pour réduire la vitesse des automobiles (sans faire la police à tous les coins de rue suite à une baisse de la vitesse permise). En voici quelques exemples : des commerces avec façade sur rue (et non leur stationnement), des terre-pleins, arbres matures, aménagements paysagers au centre ou sur les côtés et des trottoirs plus larges, en pierre, au même niveau que la rue créent tous chez le conducteur l’effet d’être entouré et réduit ainsi sa vitesse.

Finalement, pour ce qui est des propositions quant à l’entrée du centre-ville, je me les garde pour ma prochaine chronique où il sera aussi question du kiosque touristique.

En somme, je suis persuadé que nous avons le potentiel de réaménager le boulevard sous une forme plus humaine, sécuritaire et écologique, il ne nous manque que la volonté ! La volonté d’en faire autre chose qu’un attrait de type « halte toilette & snack » pour les arrivants de Montréal ou de l’Abitibi.

Ohhhhhh !!!! Et il n’y a pas un Boston pizza qui s’installera sous peu ???? Ça nous fera sans doute un autre bel attrait très régional…


Merci à tout ceux et celles qui ont bien voulu participer, continuez à m’envoyer vos commentaires ou suggestions :

Sur le Blogue :
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Par Courriel :
sanlab.urb@gmail.com

ou par la poste :
Journal Le Courant Des Hautes-Laurentides
534, Rue de la Madone, Mont-Laurier
J9L 1S5

lundi 7 décembre 2009

Dans les prochaines chroniques, je tenterai de discuter plus en profondeur de certains (sérieux) problèmes sur le boulevard Albiny-Paquette.
Des problèmes qui ont des impacts beaucoup plus importants qu’on pourrait le croire.

Entre autres, quelles sont les conséquences pour vous lorsqu’un commerce de proximité comme la SAQ ou une boutique de plein air vont s’installer à la sortie de la ville ?
Évidemment, vous prenez votre automobile !
Vous me direz qu’il est bien évident que pour se déplacer dans la ville,
surtout en faisant des emplettes, l’automobile est nécessaire.
Je suis parfaitement d’accord, là n’est pas la question.
Mon interrogation se situe plus en termes d’espaces collectifs.
Par là j’entends ; la création de lieux agréables pour la marche, où il est possible de faire des achats divers en croisant un voisin, un ami ou une connaissance sur le trottoir.
Je parle d’aménagement paysager, d’arbres matures et de mobilier urbain invitant.
Est-ce que je vois tout ça quand je suis sur le boulevard ?
Non.
Est-ce que je me dis : Ah tiens ! une petite crèmerie, je vais prendre un bonne molle et m’asseoir sur le « joli » banc tout en regardant les camions de marchandises passer à toute allure ?
Non.
Je prends la crème glacée, j’entre dans l’auto et je vais la manger au parc le plus près.


En gardant nos commerces près du centre-ville (à distance à pied) et en proposant de nouvelles idées d’aménagement, on pourrait peut-être réussir à marcher ou faire du vélo sur le boulevard sans avoir l’impression d’être sur une autoroute.



Réagissez à cette chronique et/ou répondez à la question:
Quelles suggestions pour le boulevard Albiny-Paquette ?

jeudi 26 novembre 2009

Bienvenue sur le Blogue!

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Les sujets qui vous préoccupent ou qui vous tiennent à coeur



Des idées pour le boulevard Paquette????